Les Rangers s’apprêtent à entrer dans une période a priori intéressante offensivement, mais l’histoire a déjà vu des Blueshirts défrayer la chronique devant les buts. A partir de 1960, Jean Ratelle, Rod Gilbert, et Victor Hadfield forment la fameuse “Goal A Game” Line, redoutable ligne dont l’efficacité est devenue légendaire quelques années plus tard.
1960, les NY Rangers recrutent les québécois Jean Ratelle, et Rod Gilbert ainsi que l’ontarien Victor Hadfield. Jusqu’en 1974, ce fameux trio, après avoir mis quelques années pour faire leurs armes, vont marquer la ligue malgré une absence de coupe Stanley en dépit d’une finale en 1972. Si l’alchimie fut réelle, chaque personnage avait sa particularité. Présentation.
Jean Ratelle: Le gentil
Joseph Gilbert Yvon ‘Jean’ Ratelle est né en 1940 au Québec, et atterrit aux Rangers en 1961 en provenance des Guelph Royals canadiens. Avec un peu plus d’une centaine de buts marqués en 4 saisons de ligues mineurs canadiennes, Jean Ratelle débarque à New York sur la pointe des pieds, et met quelques saisons avant de montrer des choses.

Reconnu pour son humilité, son calme et sa gentillesse, il est l’ami d’enfance de Rod Gilbert. En retirant son numéro 19 au MSG en 2018, les Rangers célèbrent ses 336 buts et 481 assistances en 862 parties en carrière, soit 817 points et un apport fondamental à la GAG Line.
Transféré aux Bruins de Boston en 1975 dans l’échange qui amena Phil Esposito à Broadway, le canadien terminera sa carrière en tant que recruteur des B’s, ce qui l’empêcha longtemps d’accepter un retrait de maillot honorifique dans l’organisation des Rangers. Une fois retraité, Jean ratelle s’est donc vu enfin honoré par la franchise dans laquelle il a œuvré pendant 16 saisons. .
Sa gentillesse et sa bonhommie sont la base de son palmarès, et cela restera comme l’une des marques de fabrique du joueur lorsque les autres parlent de lui. En ayant remporté le Trophée Bill Masterton en 1971 (Trophée récompensant le plus d’esprit sportif), le Lady Byng (Conduite exemplaire) en 1972 et 1976, puis celui de MVP par ses pairs (Trophée Ted Lindsay) en 1972, et consécration, avec son intégration au Temple de la Renommée en 1985.
Rod Gilbert: Mister Ranger
Rodrigue Gabriel Gilbert, dit Rod Gilbert, né en 1941 à Montréal, Canada, est de ceux qui n’auront joué que pour une seule équipe, et un seul maillot. Meilleur buteur et réalisateur de l’histoire de la franchise, il a le même chemin que Jean Ratelle, en venant des Guelph Biltmores et Royals alors sponsorisés par les Rangers, et est même à l’origine du recrutement de son ami d’enfance aux Rangers. Partout où les deux sont passés, l’alchimie et la magie opéraient, il fallait donc prendre les deux pour en profiter allègrement.
Il ramène les playoffs de manière durable à New York en 1967 et rentre dans une période ultra faste pour lui et ses statistiques. Il clôturera ses 1065 matchs de NHL avec 406 buts et 615 assistances. Niveau palmarès individuel, il obtient le Trophée Bill Masterton en 1976, le Lester Patrick (Pour services rendus au Hockey) en 1991, all star à 8 reprises, et enfin inscrit au Temple de la Renommée en 1982, après avoir vu son maillot N°7 retiré au Madison Square Garden en 1979 pour la première fois aussi de l’histoire de la franchise.

Ces deux là auront également eu le privilège de participer à la fameuse “série du siècle”, entre le Team Canada et la Russie en 1972. Cette série fut composée de 8 rencontres en septembre 1972, 4 au Canada, et 4 en Russie pour déterminer quelle équipe pouvait être considérée comme la meilleure formation du monde. Le Canada finira par renverser une situation mal partie, et remporte la série 4-3 (et un nul) à 34 secondes de l’ultime rencontre. Rod Gilbert marquera 1 but et 3 assistances en 6 matchs tout comme Jean Ratelle par ailleurs.
Victor Hafield: Le farceur
Le 3e larron de la GAG Line. Venant de l’Ontatio, il finira sa carrière aux Penguins de Pittsburgh après 13 saisons aux Rangers dont les trois dernières en tant que Capitaine. Ce sont plus de 250 buts aux NYR, en près de 840 matchs. Ses 106 points en 1972, dont 50 buts, sont le point culminant de sa carrière aux Rangers et en NHL.
Connu pour son côté espiègle et des multiples blagues qu’il faisait à ses coéquipiers, sa réputation est malheureusement ternie par sa défection au Team Canada lors de la fameuse série du siècle. Faisant partie d’une frange de joueurs de réserve qui ne pouvait même pas s’entraîner avec l’équipe titulaire, il décide de rentrer au Canada en pleine série sur le sol russe, s’attirant les foudres d’un pays ultra tendu sur le sujet à ce moment-là.

Son maillot N°11 a été aussi retiré au MSG en 2018
